COMMUNIQUE (French/Français)
La deuxième conférence WAAD sur "Les femmes en Afrique et dans la diaspora africaine: Questions de santé et de droits humains," convoquée par le Professeur Obioma Nnaemeka, a eu lieu à l'Université d'Indiana à Indianapolis, EUA, du 23 au 27 octobre, 1998.
La conférence a attiré plus de 400 participants venus de 37 pays et de 45 organisations nationales et internationales. Parmi les participants on a pu noté la présence de délégués d'organisations gouvernementales et non-gouvernementales, d'organisations de base, d'intellectuels, d'activistes, de décisionnaires, de chercheurs, d'étudiants et de membres de la communauté locale ainsi que d'institutions locales telles que le Children's Museum (le musée d'enfants) et des universités d'Indiana.
Les sujets de la conférence ont inclus, parmi tant d'autres ceux sur la santé reproductive; la violence contre les femmes; la santé du point de vue du genre; les Africaines Américaines et la santé aux Etats Unis problèmes et solutions; la santé et l'environnement; la question de genre et de race dans la politique; la politique en matière de santé et la recherche; le veuvage en Afrique aspects théoriques et culturels en matière de droits humains; le pouvoir et l'activisme féminin les mouvements interculturels/inter-étatiques et la question du genre dans l'immigration; l'excision comme lieu de discours sur les droits humains; l'homme africain et la femme africaine perspectives sur les relations du genre et les droits des femmes; l'information, le langage et la technologie la santé de la femme et les droits de l'enfant; la pression économique et les droits de la jeune fille; la médecine traditionnelle et la guérison; les conflits armés et leur impact sur les femmes et les enfants.
Les activités de la conférence ont aussi inclus des communications, des ateliers, des tables rondes, des projections de films, des performances théâtrales, des expositions et des discussions formelles et informelles.
LA CONFERENCE A CONCLU QUE
1. La santé et les droits de la femme sont menacés par: l'ignorance, la pauvreté, les pratiques traditionnelles néfastes reliées à l'excision et au veuvage, le racisme, le néocolonialisme, l'incarceration, la servitude religieuse, l'emprisonnement et le manque d'efforts de coordination et de solidarité entre les femmes.
2. La conférence a particulièrement reconnu que:
(i) Les femmes sont directement affectées par l'exploitation et la déterioration économique de l'Afrique, de la diaspora africaine et des peuples de descendance africaine.
(ii) Bienque le VIH, le SIDA, et les maladies sexuelles menacent les femmes en général à travers le monde, les femmes africaines et celles de la diaspora africaine y en sont plus vulnérables.
(iii) Les besoins en matière de sante et de droits humains de la fille et l'adolescente ont été négligés.
(iv) Les femmes souffrent de la discrimination et de la violence basées sur leur orientation sexuelle.
(v) Des facteurs socio-culturels entravent la reconnaissance des tradipraticiennes.
LA CONFERENCE A DONC RESOLU QUE LES MESURES SUIVANTES SOIENT PRISES POUR AMELIORER LA SANTE ET PROTEGER LES DROITS HUMAINS DES FEMMES DE DESCENDANCE AFRICAINE:
1. Améliorer les stratégies d'information, d'éducation, et de communication.
2. Encourager le reseautage et la solidarité à travers les frontières en matière de recherche et d'action.
3. Augmenter, en se servant de la media, la sensibilisation et la conscientisation des hommes et des femmes en matière de genre.
4. Adopter une politique où chacune assume la responsabilité dinstruire une autre comme stratégie dentreaide.
5. Intégrer les pratiques médicales traditionnelles et les méthodes orthodoxes occidentales.
6. Entamer tôt une éducation compréhensive sur la santé et les droits humains.
7. Instituer des reformes, particulièrement sur l'harmonisation des lois reçues avec les lois traditionnelles progressives en Afrique.
8. Respecter les droits de la femme de descendance africaine sans considération de son orientation sexuelle.
9. Engager, au niveau global, des études sur l'éradication des pratiques néfastes concernant le veuvage, les droits à l'héritage, la santé de la mère et de lenfant.
10. Coordonner les efforts individuels et collectifs notamment ceux des gouvernements et des organisations non-gouvernementales afin de protéger les droits des femmes dans les domaines politiques, sociaux, économiques et culturels.